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16ème Congrès de la SAME

30 Novembre &

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Les autorités sanitaires ont pris la décision de suspendre l'activité de trois centres de greffe capillaire à Lyon, Nantes et Bordeaux, à la suite d'un cas de septicémie dépisté dans une "clinique" lyonnaise.

Ce cas d'infection a provoqué un véritable chambardement dans le monde de ces centres esthétiques, utilisant souvent le nom de "clinique" bien qu'ils soient répertoriés comme cabinets médicaux de ville. Les inspections d'hygiène se sont multipliées, et la suspension de l'activité de microgreffe a été ordonnée à Rennes dans le XVIIe arrondissement de Paris.

Si ces centres ne faisaient jusqu'à présent pas l'objet d'une surveillance particulière, Joël May, directeur de la Ddass du Rhône affirme que «les médecins qui y ont exercé ne pouvaient pas ne pas voir que les conditions d'hygiène n'étaient pas conformes».

Les patients concernés n'étant pas répertoriés par l'Assurance-maladie, un numéro vert a été mis en place : 0 800 880 700

DR MOHAMED OUGHANEM, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ ALGÉRIENNE DE MÉDECINE - ESTHÉTIQUE (SAME) :
«On espère que la médecine esthétique sera enseignée dans les universités algériennes»

Le Soir d'Algérie : Qu’est-ce que la médecine esthétique ?
Dr Mohamed Oughanem : La médecine esthétique (ME) est une discipline médicale assez récente dont l’objectif est la prévention, l’amélioration et/ou la correction des aspects inesthétiques. Ces derniers peuvent être la conséquence du vieillissement physiologique ou bien secondaires à des états pathologiques : cicatrices d’acné, brûlure… La ME n’a aucune prétention d’arrêter le cours du temps mais peut retarder, et de plus en plus, les signes visibles du vieillissement.

Qu’est-ce qu’elle apporte de plus que la chirurgie esthétique ?
La chirurgie esthétique, comme la ME, intervient sur des sujets sains pour des motifs jugés inesthétiques par le patient. La différence, c’est que la chirurgie se pratique en clinique, sous anesthésie générale, avec une éviction sociale assez longue et une rançon cicatricielle parfois lourde. Alors que les actes de ME se font au cabinet du médecin, le plus souvent sans anesthésie, sans éviction sociale et sans cicatrices. Mais il est clair que les indications sont tout à fait différentes.

Justement, pouvez-vous nous détailler les actes pratiqués par chaque méthode ?
En ce qui concerne la ME, on peut citer les peelings chimiques, le photorajeunissement (laser, lampes flash, radio-fréquence), comblement des rides avec de l’acide hyaluronique, effacement des rides d’expression avec la toxine botulique, la mésothérapie esthétique, greffe de cheveux, effacement des rougeurs (télangiectasies) du visage avec le laser, lampes flash, épilation progressivement définitive. Quant à la chirurgie esthétique, on peut citer la liposuccion (aspiration de l’excès de graisse), la rhinoplastie (intervention sur le nez), la blépharoplastie (intervention sur les paupières), les liftings et la chirurgie mammaire.

Quels sont les critères requis pour être médecin esthétique ?
Un médecin esthétique, en plus de son doctorat en médecine, doit suivre une formation spécialisée de qualité, contrôlée et validée en médecine esthétique. Cette formation sera la garante de la bonne pratique de cet exercice médical et évitera les dérives inhérentes à l’incompétence. Malheureusement, cette nouvelle discipline n’est pas encore enseignée dans les universités algériennes. On espère qu'elle le sera un jour.

Des formations sont proposées avec des placards publicitaires dans la presse, quel est votre avis ?
Seules les formations faites et/ou parrainées par l’université sont qualifiantes et diplômantes. La SAME, en tant que société savante, agréée et affiliée à l’Union internationale de médecine esthétique (UIME), active dans le domaine de la formation médicale continue en organisant des congrès scientifiques, des séminaires, des cours et des ateliers pratiques. Par contre, les formations «sauvages», organisées «à la sauvette », dans un but purement lucratif, sont répréhensibles à plus d’un titre car de qualité médiocre et par conséquent dangereuses. D’ailleurs, le Conseil de l’Ordre des médecins ne cesse de dénoncer tous les types de dépassements et d’exercice illégal de la médecine en Algérie.

Quels types de patients font appel à vos services ?
Il est clair que la gent féminine est de loin la grande consommatrice de soins à visée esthétique. Les hommes sont demandeurs essentiellement d’épilation au laser (dos, poitrine) et de la greffe de cheveux. Par contre, toutes les catégories sociales et professionnelles sont acquises à la ME, de la femme au foyer à la femme d’affaires. Quant à l’âge des patients, il va de l’adolescent au senior, avec un pic à partir de la quarantaine.

Pouvez-vous nous parler de votre association et de son activité sur le terrain ?
La Société algérienne de médecine esthétique (SAME) est une société savante. Elle est multidisciplinaire, composée majoritairement par des dermatologistes mais également par des omnipraticiens, chirurgiens, laséristes, endocrinologues, gynécologues, ORL… C’est une société savante ouverte sur l’universel. Elle est membre de l’Union internationale de médecine esthétique, en rapport direct donc avec 27 sociétés de médecine esthétique, sur les quatre continents. Depuis sa création en 2003, elle a déjà organisé 5 congrès nationaux et le sixième est prévu pour le 29-30 octobre 2008, à Alger. Les programmes peuvent être visualisés sur le site de la SAME : www.same-dz.com. Les champs d’application de la SAME s’étendent statutairement à la cosmétologie et la dermo-cosmétologie, la dermatologie esthétique, la médecine anti-âge, aux lasers médicaux dermatologiques, la phlébologie esthétique, la mésothérapie, l’esthétique, l’endocrinologie, la nutrition, la pharmacologie, la chirurgie dermatologique et en collaboration avec les plasticiens, à la chirurgie esthétique. Comme vous pouvez le constater, la SAME est ouverte à tous les médecins spécialistes ou non, qui, dans leur pratique quotidienne, en cabinet privé, en clinique ou en service hospitalier, proposent à leurs patients des soins ou des traitements, destinés à améliorer l’aspect esthétique.

Propos recueillis par F. H.

Les dernières techniques anti-âge en débat
La Tribune - 24 novembre 2007
Amel Bouakba
«Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle.» Jamais la question posée par la reine du conte des frères Grimm n'a été autant d'actualité. Ces derniers auraient certainement été étonnés de voir l'ampleur prise par le mythe de la beauté de nos jours et le nombre de cliniques spécialisées dans ce domaine, qui poussent de par le monde comme des champignons. Le culte de la beauté est, certes, devenu un commerce florissant. La quête de la beauté et de l'éternelle jeunesse est le spectre à la limite de l'obsession qui poursuit autant les femmes que les hommes.

L'Algérie n'est pas en reste. Les Algériens s'intéressent de plus en plus aux soins esthétiques, veulent se refaire une beauté sur mesure, maintenir leur jeunesse...et surtout ne pas prendre une ride. Les médias étrangers véhiculent l'incroyable avancée de la médecine esthétique outre-mer et l'Algérie ne veut pas rester dans ce domaine à la traîne des autres pays. L'occasion d'en débattre est on ne peut plus idéale à l'occasion du 5ème Congrès national de médecine et de chirurgie esthétique et de la 1re Journée nationale de médecine anti-âge organisés durant trois jours à la bibliothèque du Hamma, auquel ont pris part des spécialistes multidisciplinaires algériens et des praticiens français, pionniers en la matière. Les participants à cette rencontre initiée par la Société algérienne de médecine esthétique (SAME) ont appelé à la validation par les pouvoirs publics de la médecine esthétique pour organiser et réglementer son enseignement et les formations dans notre pays. Les intervenants algériens et français ont longuement insisté sur l'aspect formation, pour que la médecine esthétique soit reconnue en Algérie.

Dans ce sens, le professeur Belkaidi Benkaïdali, chef de service dermatologie au CHU Mustapha-Pacha a mis en exergue la nécessité d'académiser cette discipline et de la rendre diplômante, afin de lutter contre l'exercice de cette médecine dans la clandestinité. Abondant dans ce sens le docteur Mohamed Oughanem, président de la SAME, a souligné que l'Algérie reste loin sur le plan des structures d'accueil pour la prise en charge des demandeurs de ce type de médecine, comparativement à d'autres pays voisins qui ont réussi à faire de cette discipline un créneau porteur et à permettre aux clients venus des quatre coins du monde de joindre l'utile à l'agréable, grâce à ce qu'on appelle des «séjours esthétiques». Le docteur Oughanem estime que l'un des problèmes qui se posent pour les médecins spécialisés dans cette discipline est le manque d'approvisionnement en matière de produits esthétiques et d'introduction de nouvelles techniques, ce qui ne leur permet pas d'être au diapason de ce qui se fait ailleurs. «Généralement les médecins profitent de leurs séjours à l'étranger, lors de congrès notamment, pour s'approvisionner occasionnellement, mais ce n'est pas une solution. Les pouvoirs publics doivent autoriser des fournisseurs spécialisés pour introduire les produits esthétiques et ceux utilisés en médecine anti-âge», recommande le président de la SAME. La médecine esthétique propose des techniques innovantes pour rajeunir, mincir, sculpter le corps ou le visage et corriger les imperfections cutanées.

Ce qui fera dire au docteur Oughanem, qu'«à l'ère de la mondialisation, notre pays ne peut plus rester à l'écart de la médecine esthétique et des techniques anti-âge en vogue dans le monde.» On ne cherche plus à rajeunir mais à prolonger et à entretenir sa jeunesse, d'où l'intérêt accordé par la SAME au thème de la médecine anti-âge.

Halte aux produits contrefaits

Le 5ème Congrès national de médecine et de chirurgie esthétiques a été l'occasion incontournable pour les différents laboratoires dermatologiques étrangers, notamment ceux représentés dans notre pays, de présenter leur gamme de produits. C'est le cas des laboratoires français Nutrisanté, représentés officiellement en Algérie par Complemental, sis à Aïn Benian qui proposent des compléments alimentaires préconisés en médecine générale et en dermatologie, notamment «NUTRICAP» vivement recommandés par les dermatologues pour la beauté et la santé des cheveux. Evoquant la contrefaçon, le docteur Abdelhafid Kadi, superviseur, estime que «ces produits sont vendus exclusivement en pharmacie».

Allant dans ce même sens, le représentant des laboratoires Uriage explique que la contrefaçon est un phénomène qui n'épargne pas leurs produits Uriage. «Il est facile de faire la différence, précise-t-il, nos produits sont vendus uniquement en pharmacie alors que les produits Uriage contrefaits sont vendus dans les magasins de cosmétique et les marchés à bas prix.» Les représentants des différents laboratoires appellent à un durcissement des mesures de contrôle pour la lutte contre la contrefaçon.

Même si la spécialité n’a pas encore de statut en Algérie
La médecine esthétique prend de l’ampleur

Les implants injectables pour les rides de surface, peeling, mésolift ou mésothérapie du visage, laser, toxine botulique sont les méthodes dont dispose la médecine esthétique pour répondre à une demande qui se fait de plus en plus à travers le monde.

Toutes ces formes de « traitement » du vieillissement de la peau sont présentées depuis hier, à l’occasion du 5e Congrès national de médecine et de chirurgie esthétique organisé par la Société algérienne de médecine esthétique (Same), placé sous le haut patronage du président de la République. Cette rencontre scientifique internationale qui prendra fin vendredi se veut un carrefour d’échanges d’expériences entre les praticiens algériens et étrangers, notamment les Français. Un programme d’enseignement d’un à deux ans, simultanément à Alger et Paris, vient d’être conclu entre la SAME et le Collège national de médecine esthétique de France. Les deux organismes, a souligné le docteur Oughanem, président de la SAME, s’attellent actuellement à mettre en œuvre tout ce qui est nécessaires pour que cet enseignement soit une véritable réussite. Le programme, a-t-il ajouté, sera diffusé sur le site internet de la SAME (www.same-dz.com). A l’ouverture des travaux, il a signalé que l’esthétique reste « un phénomène sociétal indéniable », qui exige néanmoins une collaboration multidisciplinaire dont la « finalité est l’esthétique ».

La pratique de cette spécialité est devenue courante en Algérie, selon le docteur Oughanem. Elle intéresse les deux sexes avec une nette prédominance féminine, a-t-il fait savoir. « Les soins pour cette forme de médecine sont sollicités par toutes les catégories sociales confondues. La notion de médecine esthétique destinée à la classe riche est dépassée », a-t-il indiqué. Il y a, d’après lui, une « démocratisation de la chirurgie et de la médecine esthétiques », en raison de la disponibilité des produits et des techniques plus affinées. Il a signalé que ces techniques de « rajeunissement » sont pratiquées par des spécialistes qui ont reçu une formation en la matière. « Par conséquent, seule une formation de qualité, contrôlée et validée, pourra garantir la bonne pratique de cette médecine », a-t-il estimé, en précisant que la médecine esthétique est pratiquée essentiellement dans les cliniques privées et les actes ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Interrogé sur la disponibilité des produits en Algérie, le docteur Oughanem affirme que « les médecins sont pénalisés à ce niveau-là. Ils sont contraints à s’approvisionner par leurs propres moyens. C’est pourquoi, nous interpellons les autorités sanitaires sur tous ces problèmes ». C’est pourquoi un appel est lancé aux autorités afin de valider la pratique de cette spécialité, de l’organiser et réglementer son enseignement.

Pour le professeur Benkaïdali, chef de service de dermatologie à l’hôpital Musptapha, la demande pour les soins en médecine esthétique se fait sentir de plus en plus et elle est reconnue mondialement. Selon lui, aujourd’hui, il est impératif d’organiser et de réglementer cette spécialité en Algérie. « Une manière aussi de lutter contre une certaine clandestinité, de régulariser les compétences et rendre cette discipline diplômante », a-t-il dit. Le président du conseil de l’Ordre des médecins, le docteur Bekat Berkani a, quant à lui, rappelé que les praticiens de cette discipline ont une obligation de résultats et donc doivent, avant tout acte médical, informer le patient et « arracher son consentement pour éviter les plaintes et les tracasseries judiciaires ».

Cette nécessité d’organiser cette spécialité a été également soulignée par le président du conseil de l’Ordre des médecins, Mohamed Bekkat Berkani, qui a estimé qu’il faut penser à académiser cette discipline pour assurer une formation « diplômante et qualifiante ». Le docteur Charles Gadreaux, directeur du Collège national de médecine esthétique (Paris), a aussi insisté sur l’aspect de la formation. « Exercer la médecine esthétique exige au préalable du médecin, quelle que soit sa qualification, des compétences esthétiques », a-t-il déclaré, déplorant que cette discipline ne soit pas introduite dans le cursus universitaire de médecine.

Djamila Kourta
El Watan

5e Congrès national de médecine et de chirurgie esthétiques
Des praticiens plaident pour une médecine esthétique “qualifiante et diplomante”
Par : EL MOUDJAHID Le : mercredi 21 novembre 2007
Les participants au 5e Congrès national de médecine et de chirurgie esthétiques ont plaidé hier à Alger pour la validation par les pouvoirs publics de la médecine esthétique afin d’organiser et réglementer son enseignement.
"De plus en plus d’Algériens sont demandeurs de ce type de soins (médecine esthétique). Il est donc impératif à l’avenir d’organiser et de réglementer les formations chez nous", a affirmé le professeur Ismaïl Benkaïdali, à l’ouverture de la rencontre qui a réuni des spécialistes multidisciplinaires algériens et des praticiens français, pionniers en la matière.
Cette discipline étant reconnue dans le monde, "il faut faire de même en Algérie, afin de lutter contre une certaine clandestinité", a expliqué Pr Benkaïdali, chef de service dermatologie au CHU Mustapha-Pacha.
"Il faut régulariser les compétences et rendre cette discipline diplomante", a-t-il encore ajouté.

Cette nécessité d’organiser cette spécialité a été, également, soulignée par le président du Conseil de l’ordre des médecins, Mohamed Bekkat Berkani, qui a estimé qu’il faut penser à "académiser" cette discipline pour assurer une formation "diplomante" et "qualifiante".
Il a rappelé, dans cet esprit, que les praticiens de cette discipline ont une obligation de résultats et donc doivent avant tout acte médical "informer" le patient et "arracher"son consentement pour éviter les plaintes et les tracasseries judiciaires. Le Dr Charles Gadreaux, directeur du Collège national de médecine esthétique (Paris), un des pionniers de la spécialité, a tout aussi insisté sur l’aspect de la formation. "Exercer la médecine esthétique, exige au préalable du médecin quelque soit sa qualification des compétences esthétiques", a-t-il dit, déplorant que cette discipline ne soit pas introduite dans le cursus universitaire de médecine.

De son côté, Mohamed Oughanem, président de la Société algérienne de médecine esthétique (SAME), organisatrice de la rencontre, a rappelé que l’esthétique reste "un phénomène sociétal indéniable" qui exige néanmoins une collaboration multidisciplinaire dont la "finalité est l’esthétique".
Il a plaidé, dans ce contexte, pour l’enseignement de la spécialité, en indiquant que la SAME s’attelle actuellement à "mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires" dans ce sens.
La SAME et le Collège national de médecine esthétique ont convenu d’un partenariat de formation d’un à deux ans, simultanément à Alger et Paris.
Nouvellement introduite en Algérie, la médecine esthétique "intéresse les deux sexes avec une nette prédominance féminine", a-t-il fait savoir.

"Phénomène social récent en Algérie, les soins de cette discipline sont sollicités par toutes les catégories sociales confondues", a-t-il indiqué, en estimant que la notion de médecine esthétique "destinée à la classe riche est dépassée".
Il existe, selon lui, une "démocratisation de la chirurgie et de la médecine esthétiques", en raison de la disponibilité des produits et de techniques plus affinées.

Selon la réglementation internationale, la médecine esthétique est pratiquée essentiellement dans les cliniques privées et les actes ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, a-t-il dit.
Pour rappel, il faut distinguer entre la chirurgie esthétique et la médecine esthétique. Cette dernière utilise des techniques soft comme le peeling, fils de relèvement, injections de produits par seringue, alors que la chirurgie esthétique est plus lourde. Elle recourt à l’anesthésie générale et nécessite le bloc opératoire.

L'Obésité de l'enfant - par le 07/11/2007 @ 15:35

Mieux vaut accompagner le régime des enfants en surcharge pondérale pour améliorer son efficacité

obesite.jpg‘’Il n’est jamais trop tard pour bien faire’’. Sentence universelle peut-être puisque le monde médical américain semble prendre de plus en plus conscience de la gravité du problème que lui pose la surcharge pondérale et par dérive obligée, l’obésité de l’enfant. Nutritionnistes, pédiatres, psychiatres et psychologues s’emparent de ce phénomène, aidés – plus ou moins - par l’environnement familial. Cependant, en dehors du contenu même des régimes proposés à l’enfant, il convient de s’interroger sur les conditions du maintien et du suivi de cette contrainte chez ce type particulier de patients. Une équipe pluridisciplinaire américaine multicentrique a tenté d’y répondre dans un essai contrôlé et randomisé publié récemment dans le JAMA.

L’objectif poursuivi visait donc à évaluer l’efficacité à court et long terme des modalités différentes d’application d’un régime hypocalorique prescrit chez des enfants présentant une surcharge pondérale. En effet, cet aspect ‘’modalités de l’intervention’’ faisait défaut jusqu’alors dans l’appréciation des résultats d’un régime.
Soit les enfants faisaient l’objet d’un maintien régulier de la surveillance du régime ordonné, soit on laissait les interventions comportementales familiales habituelles régir le régime. L’étude a été conduite entre octobre 1999 et juillet 2004 dans une clinique universitaire de contrôle du poids. Les 204 participants âgés de 7 à 12 ans et par ailleurs en bonne santé, dépassaient de 20 à 100% l’IMC (Indice de masse corporelle) pour l’âge et le sexe, avec au moins un parent en surcharge pondérale. Le régime visant à réduire le poids fut proposé durant 5 mois et 150 d’entre eux furent randomisés pour 1 à 3 modalités du maintien. L’évaluation eut lieu immédiatement après les procédures de maintien du régime et ensuite, de 1 à 2 ans après la randomisation. Les procédures proposées comprenaient un groupe contrôle sans intervention, ou 4 mois de techniques comportementales (TC) ou le maintien d’un processus de ‘’facilitation sociale’’ (FS). Les mesures principales prenaient en compte le score d’IMC, le pourcentage de surpoids ainsi que le retentissement éventuel sur le comportement social de l’enfant.
Les enfants ayant reçu soit les TC soit les FS ou encore les deux, ont significativement maintenu un poids plus satisfaisant que ceux assignés par la randomisation au groupe contrôle avec globalement un p > ou = 0,01. Il fut cependant noté une baisse relative de l’efficacité du processus de maintien au cours du suivi, mais avec encore des résultats significativement meilleurs que ceux du groupe contrôle. A titre d’exemple, 2 ans après les données de départ, le changement moyen du score IMC était : pour TC seul = -0,24 ; TC+ FS = - 0,22 et 0,06 pour le groupe contrôle. De même, moins de problèmes sociaux furent relevés chez les enfants dans le groupe FS que dans le groupe contrôle. Certes, on pouvait s’attendre à ce qu’une procédure d’accompagnement ciblée pour un régime réducteur de poids chez l’enfant en surcharge pondérale soit à court terme plus efficace qu’une simple prescription sans processus de soutien. Cependant, pour les auteurs de l’étude, le déclin relatif des bons résultats au long cours – plus marqué chez les enfants avec difficultés sociales initiales – suggère qu’il est nécessaire de maintenir ces procédures de soutien afin de préserver les effets favorables du début de régime. En termes plus bruts, non seulement un soutien psychologique, sous toutes ses formes, mais aussi prolongé dans le temps.

JAMA. 2007;298:1661-1673.
Efficacy of Maintenance Treatment Approaches for Childhood Overweight. A Randomized Controlled Trial
Wilfley DE et al. 

Un an après la première greffe du visage : Bientôt une nouvelle opération - La nouvelle république - Algérie - 26/11/2006
L’équipe médicale à l’origine de la première greffe mondiale du triangle nez-lèvres-menton, confortée par le succès de l’opération pratiquée il y a un an sur Isabelle Dinoire, compte rééditer une intervention du même type dans les semaines qui viennent. «J’espérais en pratiquer une avant la fin de cette année, parce que nous avons des candidats potentiels. Pour des raisons administratives, on va être obligé de décaler à l’année prochaine», indique Bernard Devauchelle, chirurgien à l’hôpital d’Amiens, interrogé au téléphone par l’AFP.

Avec son confrère lyonnais Jean-Michel Dubernard, en charge du traitement anti-rejet, le Pr Devauchelle avait pratiqué le 27 novembre 2005 (bien 2005) cette intervention spectaculaire, qui a suscité de nombreuses interrogations éthiques mais aussi les applaudissements de la communauté scientifique. L’équipe du professeur Laurent Lantieri à Paris a reçu des pouvoirs publics français l’autorisation et les financements pour pratiquer cinq greffes de ce type dans les trois ans. De son côté, l’équipe du professeur Devauchelle doit soumettre une demande d’autorisation pour cinq nouveaux patients à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Comme pour Isabelle Dinoire, la prochaine opération sera probablement une greffe partielle nez-lèvres-menton. «C’est la meilleure indication parce qu’on n’est pas capable aujourd’hui de reconstituer des lèvres. En revanche, il existe d’autres possibilités de reconstruction faciale pour d’autres parties du visage qui font appel à des techniques éprouvées», relève le Pr Devauchelle.

Le médecin amiénois se montre assez critique envers les projets britanniques de transplantation d’un visage complet pour deux raisons : que faire en cas de rejet, toujours possible, du greffon ? On ne sait pas non plus comment refaire fonctionner les paupières après une transplantation. Or derrière les paupières, il y a les yeux qu’il importe de protéger, relève-t-il.

«Je ne suis pas sûr que la séquelle de brûlures soit la meilleure indication», ajoute-t-il enfin, en référence à l’hypothèse privilégiée par les chirurgiens britanniques. Isabelle Dinoire, dont l’évolution «est allée au-delà des espérances», avait pour sa part été défigurée par son chien.

La greffe pratiquée en Chine à la mi-avril est en revanche assez similaire à l’opération française, même si les conditions de prélèvement étaient différentes (sur un cadavre, probablement d’un criminel exécuté). «L’opération est semblable et le traitement anti-rejet assez classiquement l’est aussi, sauf qu’ils n’ont pas utilisé de cellules souches», relève-t-il. Pour le Pr Devauchelle, les greffes de visage devraient rester très rares, à l’instar de celles de la main. Leur nombre ne dépasse pas aujourd’hui la trentaine, alors que la première transplantation de main remonte à 1998, à l’initiative, déjà, du Pr Dubernard. «Les indications resteront exceptionnelles et je doute fort qu’en France on arrive au bout des dix pour les délais (trois ans) qu’on s’est donné».

Reste aussi à régler le coût, considérable, de telles opérations. «Est-ce que la solidarité nationale acceptera de payer des traitements (à vie) contre le rejet pour des transplantations du visage ?», se demande-t-il.

F. G.


Le Dr. Bekkat Berkani, invité du forum d'El Moudjahid
Pour la reconnaissance par l’Europe des diplômes algériens relevant de la médecine
Journal El Moudjahid : mercredi 24 octobre 2007

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Le Centre de presse d’El Moudjahid a reçu, hier, le président du Conseil national de l’ordre des médecins, le docteur Bekkat Berkani Mohamed, intervenant en prévision de la tenue du Forum euro-méditerranéen des Conseils de l’ordre des médecins qui tiendra ses assises les 1er et 2 novembre prochain au Hilton à Alger.
Le président du Conseil de l’ordre des médecins a informé l’assistance des modalités d’organisation de cette importante manifestation que coordonne le Conseil algérien de l’ordre des médecins.
La participation d’une centaine d’auditeurs est envisagée, regroupant 11 pays européens et 7 pays arabes.
L’objectif du Forum euro-méditerranéen est de savoir comment assurer l’intégration des conseils de l’ordre des médecins au niveau du pourtour méditerranéen, comment renforcer les liens de coopération entre eux et établir des partenariats.

Le président du Conseil de l’ordre des médecins a auparavant défini le rôle de l’institution dont il est à la tête qui tend à gérer les professionnels.
Il l’a qualifié de véritable parlement médical, toujours à la disposition des pouvoirs publics pour donner des avis en matière de normalisation et d’exercice de la bonne médecine.
Le Dr Bekkat rappelle que l’inscription au tableau de l’ordre des médecins est obligatoire et les professionnels qui n’y figurent pas peuvent être accusés d’exercice illégal de la médecine. Le président du Conseil de l’ordre situe à 10% environ les confrères qui ne figurent pas à ce tableau.
En toute circonstance, il y a les responsabilités médicales qui doivent prévaloir. S’agissant de la tenue du Forum qui aura lieu les 1er et 2 novembre prochains, il est le fruit de multiples réunions et répond aux vœux des pays du pourtour méditerranéen de se regrouper dans une organisation régionale spécialisée.
Les problèmes à régler sont nombreux : reconnaissance des diplômes, libre circulation des personnes, sensibilisation autour des problèmes vécus par les diasporas notamment en France pour ce qui concerne les médecins algériens.
La valeur des médecins algériens exerçant à l’étranger est considérée comme bonne, mais il y a des verrous bureaucratiques qui bloquent leur placement. Ce type de problème peut être débattu au sein du Forum.
A l’issue du Forum sera finalisée une charte, qui sera la Charte d’Alger.
Elle constituera un cadre juridique et abordera l’ensemble des problèmes qui se posent aux médecin des pays du pourtour méditerranéen (diplômes, circulation des personnes, recherche-formation, bourses).
Le Forum nous permettra de profiter de la compétence de nos collègues des pays membres, relève le président du Conseil de l’ordre qui parle d’une coopération positive.
La Commission permanente des médecins au niveau européen qui dépend de l’Union européenne, aura un œil attentif sur nos travaux.
Elle peut aider à la consolidation de l’espace que nous voulons mettre en place.
Selon le Dr Bekkat, la Fédération italienne des ordres de médecins a été la locomotive dans la préparation et la tenue du Forum d’Alger pour ce qui est des pays de la rive Nord.
S’agissant de la rive Sud, on peut estimer que c’est au Conseil algérien de l’ordre des médecins qu’est revenu cet honneur, puisque nous avons reçu mandat des pays arabes qui sont les parties prenantes.
Il s’agit d’une rencontre qui avait été prévue, selon le Dr Bekkat, le 25 mai dernier et qui fut reportée pour diverses raisons aux 1er et 2 novembre. Nous avons insisté pour que cette rencontre se tienne. Elle permet de voir se déployer une coopération multilatérale mais aussi bilatérale. Le président du Conseil de l’ordre relève que la partie italienne a proposé dans ce cadre de recevoir des médecins algériens (cancérologues, etc).
En matière de déontologie, ce sont des paramètres universels qui sont à respecter. En termes d’éthique médicale, c’est pareil, fait remarquer l’orteur. Le président du conseil de l’ordre fait remarquer à ce propos que le code de déontologie en Algérie n’a pas évolué depuis 1991, alors que dans un pays comme la France, il a subi des aménagements 3 fois en 10 ans. Pour le Dr Bekkat, la médecine est un secteur qui évolue très vite et il est nécessaire pour nous de s’adapter.
La technique, c’est ce qui évolue le plus vite.
L’orateur note que le Conseil a engagé une coopération avec le Collège des médecins du Québec, un ordre pourtant très fermé dit-il, aux étrangers.
Les représentants québécois ont été reçus en Algérie le mois dernier. Le Collège est considéré comme un véritable ministère bis de la Santé.
Il fonctionne de façon autonome. L’intervenant rappelle que la circulation des personnes est très difficile, alors que le besoin d’évoluer est grand. On a l’ambition d’apporter un grand plus, affirme le Dr Bekkat, en dehors des accords gouvernementaux ou autres.
Le Forum peut être une grande opportunité pour la circonstance. Le Dr Bekkat a rappelé aussi les conditions difficiles dans lesquelles évolue le Conseil de l’ordre qui n’a reçu aucune aide depuis 10 ans de la part de l’Etat.
On ne vit que des cotisations de nos adhérents. S’agissant de la tenue du Forum, le Dr Bekkat souligne que l’ouverture se fera le 1er novembre à 9h.
Le président du Conseil de l’ordre souhaite une meilleure prise en charge des problèmes que rencontre la profession.
Il y a des chiffres qui prêtent à l’optimisme certes, mais ils ont tendance à cacher de nombreux problèmes. Le Dr Bekkat plaide pour une écoute plus grande des préoccupations des médecins, une meilleure application des lois qu’il faut savoir faire évoluer au bon moment.
Le président du Conseil de l’ordre des médecins propose que l’on se préoccupe du règlement des problèmes qui se posent au niveau de la communauté médicale, mettre fin à ses situations qui contreviennent à la bonne marche de l’ensemble, veiller à ce que la profession soit inscrite dans le tableau de l’ordre, alors que l’on voit des entorses à cette règle qui constitue une règle générale.
S’agissant de la valeur des médecins algériens, elle est totale et ne demande qu’à s’exprimer.
Le président du Conseil déplore l’existence de diplômés chômeurs, alors qu’il y a place pour tous. Il faudra réfléchir à une réorientation des filières pour que les placements soient plus judicieux et qu’il n’y ait pas de perditions Questionné sur la situation des guérisseurs, l’orateur affirme qu’il s’agit là d’une affaire qui concerne les pouvoirs publics.  S’il y a des charlatans médecins, c’est à nous de s’en occuper, dit-il.
Nous, nous avons opté pour l’exercice d’une médecine, et dans ce type de médecine, il n’y a pas de place à la rhokia.  Le Dr Bekkat s’est dit frappé par le don de persuasion des guérisseurs dans sa jeunesse. C’est une pratique ancestrale qui peut survenir quand le malade ne trouve pas de réponse auprès de la médecine légale. S’agissant de la médecine par les plantes, le Dr Bekkat note que les médicaments sont des principes actifs extraits de plantes synthétisées par la suite.
Les phytothérapeutes exercent cette sorte de médecine, mais il faut faire attention note l’orateur. Car quand il s’agit de traiter des affections sérieuses, l’exercice de cette pratique peut s’avérer un exercice illégale de la médecine. Le Dr Bekkat s’interroge de savoir si l’activité de phytothérapeute est bien inscrite au registre du commerce.
Au sujet de la contractualisation dans le domaine médical, c’est un problème qui relève de la compétence des pouvoirs publics, note l’orateur.
Il s’agit d’une bonne idée, mais encore faudrait-il veiller à sa stricte application. S’agissant du rôle des conseils de l’ordre, il consiste à défendre la dignité du médecin, note le Dr Bekkat qui relève qu’il y a ouverture de chantiers avec les commissions de tarification et de conventionnement. Si on nous consulte, on donnera notre avis. Pour l’heure on se contente de faire face aux responsabilités qui sont les nôtres.

  T. M. A.


chirur_est.jpg «Nous sommes en retard par rapport à ce qui se fait actuellement dans plusieurs pays arabes.» Tel est le constat du Dr Oughanem.



La chirurgie esthétique, en Algérie, avance à petits pas ; elle ne suit pas l’évolution qui se fait de par le monde. Cependant, elle a conquis certains domaines, tel celui de la chirurgie maxillo-faciale. De l’avis des spécialistes pourtant, le corps médical devrait se pencher sur cette spécialité afin de parer à toutes incidences sur la santé des citoyens désirant se refaire une beauté ou se débarrasser d’un défaut.
Ailleurs dans le monde, c'est une spécialité qui s'est tellement banalisée que certaines personnes ont subi des dizaines d’opérations successives.
C'est autour de cette question et d'autres, concernant le même thème, que s'est articulé, il y a quelques jours, le 4e congrès annuel de chirurgie esthétique organisé par la Société algérienne de médecine et de chirurgie esthétique et ce, en présence de plusieurs spécialistes de renommée internationale venus de France, d’Italie, de Belgique.
De nombreux spécialistes en dermatologie algériens étaient présents, afin d’actualiser leurs connaissances.
Le docteur Oughanem, intervenant lors d’un point de presse, a relaté les circonstances de l’apparition de cette spécialité en Algérie.
Pour lui, «cette spécialité est en retard par rapport à ce qui se fait actuellement dans plusieurs pays arabes». Tout en promettant de beaux jours pour l’évolution de cette spécialité, il a affirmé que «la minorité qui la pratique en Algérie manque de moyens et d'outils». «Les médecins s’approvisionnent lors de leurs déplacements privés internationaux», a-t-il tenu à ajouter.
Pour sa part, le docteur Bendisari a souligné qu’«en Algérie, la médecine esthétique a toujours existé, mais de façon sporadique» ; tout en indiquant que les choses ont évolué depuis la dernière décennie. Concernant la demande publique, ce professeur ne cache pas que toutes les catégories sont concernées. «Bien que la gent féminine soit beaucoup plus intéressée par l’évolution de la médecine esthétique, les hommes ne sont pas en reste.» Il précise, aussi, qu’en Algérie des tabous, relatifs à la culture, bloquent, relativement, l’évolution de cette spécialité. De son côté, le professeur Bartoletti, venu d’Italie, président de l’Union internationale de médecine esthétique, a rappelé qu' «il y a de cela 30 ans cette pratique médicale était réservée, exclusivement, aux riches et artistes renommés. Mais les choses ont évolué depuis ; de nos jours, la chirurgie esthétique est accessible et demandée par tout le monde, même les femmes au foyer, en Italie».


Interview pour le Journal Dziriya

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