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Même si la spécialité n’a pas encore de statut en Algérie
La médecine esthétique prend de l’ampleur

Les implants injectables pour les rides de surface, peeling, mésolift ou mésothérapie du visage, laser, toxine botulique sont les méthodes dont dispose la médecine esthétique pour répondre à une demande qui se fait de plus en plus à travers le monde.

Toutes ces formes de « traitement » du vieillissement de la peau sont présentées depuis hier, à l’occasion du 5e Congrès national de médecine et de chirurgie esthétique organisé par la Société algérienne de médecine esthétique (Same), placé sous le haut patronage du président de la République. Cette rencontre scientifique internationale qui prendra fin vendredi se veut un carrefour d’échanges d’expériences entre les praticiens algériens et étrangers, notamment les Français. Un programme d’enseignement d’un à deux ans, simultanément à Alger et Paris, vient d’être conclu entre la SAME et le Collège national de médecine esthétique de France. Les deux organismes, a souligné le docteur Oughanem, président de la SAME, s’attellent actuellement à mettre en œuvre tout ce qui est nécessaires pour que cet enseignement soit une véritable réussite. Le programme, a-t-il ajouté, sera diffusé sur le site internet de la SAME (www.same-dz.com). A l’ouverture des travaux, il a signalé que l’esthétique reste « un phénomène sociétal indéniable », qui exige néanmoins une collaboration multidisciplinaire dont la « finalité est l’esthétique ».

La pratique de cette spécialité est devenue courante en Algérie, selon le docteur Oughanem. Elle intéresse les deux sexes avec une nette prédominance féminine, a-t-il fait savoir. « Les soins pour cette forme de médecine sont sollicités par toutes les catégories sociales confondues. La notion de médecine esthétique destinée à la classe riche est dépassée », a-t-il indiqué. Il y a, d’après lui, une « démocratisation de la chirurgie et de la médecine esthétiques », en raison de la disponibilité des produits et des techniques plus affinées. Il a signalé que ces techniques de « rajeunissement » sont pratiquées par des spécialistes qui ont reçu une formation en la matière. « Par conséquent, seule une formation de qualité, contrôlée et validée, pourra garantir la bonne pratique de cette médecine », a-t-il estimé, en précisant que la médecine esthétique est pratiquée essentiellement dans les cliniques privées et les actes ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Interrogé sur la disponibilité des produits en Algérie, le docteur Oughanem affirme que « les médecins sont pénalisés à ce niveau-là. Ils sont contraints à s’approvisionner par leurs propres moyens. C’est pourquoi, nous interpellons les autorités sanitaires sur tous ces problèmes ». C’est pourquoi un appel est lancé aux autorités afin de valider la pratique de cette spécialité, de l’organiser et réglementer son enseignement.

Pour le professeur Benkaïdali, chef de service de dermatologie à l’hôpital Musptapha, la demande pour les soins en médecine esthétique se fait sentir de plus en plus et elle est reconnue mondialement. Selon lui, aujourd’hui, il est impératif d’organiser et de réglementer cette spécialité en Algérie. « Une manière aussi de lutter contre une certaine clandestinité, de régulariser les compétences et rendre cette discipline diplômante », a-t-il dit. Le président du conseil de l’Ordre des médecins, le docteur Bekat Berkani a, quant à lui, rappelé que les praticiens de cette discipline ont une obligation de résultats et donc doivent, avant tout acte médical, informer le patient et « arracher son consentement pour éviter les plaintes et les tracasseries judiciaires ».

Cette nécessité d’organiser cette spécialité a été également soulignée par le président du conseil de l’Ordre des médecins, Mohamed Bekkat Berkani, qui a estimé qu’il faut penser à académiser cette discipline pour assurer une formation « diplômante et qualifiante ». Le docteur Charles Gadreaux, directeur du Collège national de médecine esthétique (Paris), a aussi insisté sur l’aspect de la formation. « Exercer la médecine esthétique exige au préalable du médecin, quelle que soit sa qualification, des compétences esthétiques », a-t-il déclaré, déplorant que cette discipline ne soit pas introduite dans le cursus universitaire de médecine.

Djamila Kourta
El Watan

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